L'Histoire du stylo à bille
Ceci n'est pas ce que je cherche.
Écrit le 13-06-2010 par AliceArwert
Un stylo à bille (ou stylo-bille) est un outil d’écriture. Par l’intermédiaire d’une petite bille, l’encre du réservoir interne du stylo est déposé sur le papier.
Histoire
Il y a des millions d’années, l’homme a découvert qu’il lui était possible d’écrire à l’aide d’un bâton. Il fallait tenir le bâton dans le feu et quand on le sortait, il était transformé en charbon de bois. Avec ce charbon, c’était possible de dessiner sur les parois rocheuses. L’inconvénient était que le charbon était très facile à effacer.
Beaucoup plus tard, on a découvert que l’encre était un meilleur moyen d’écrire car elle n’était pas aussi facilement effaçable. Avant l’invention du stylo à bille, on utilisait une plume qu’on trempait dans l’encre. Les meilleures plumes pour l’écriture étaient les cinq premières plumes de l’aile gauche de l’oie.Il fallait les retirer de l’aile au printemps. Ensuite, la plume devait être aigusée et ressemblait déjà à la plume en métal d’un stylo à plume. Avant de la tremper dans l’encre, il fallait lécher la pointe de la plume afin que la tige absorbe plus d’encre pour pouvoir écrire pas moins de sept lettres ; une performance extraordinaire à l’époque. Aujourd’hui encore, l’un des sobriquets qu’on utilise pour les fonctionnaires est ‘plumitif’.
Depuis le milieu du XIXe siècle, la plume commençait à subir de la concurrence de la plume ballon. Avec ce stylo, ce n’était plus nécessaire de lécher la pointe mais il fallait toujours la tremper dans l’encre. Une autre inconvénience était que l’encre prenait longtemps à sécher et il fallait donc faire très attention de ne pas l’effacer et faire des tâches. Même après l’invention du stylo à plume, ce problème persistait. A l’époque, il y avait déjà les journaux emprimés en grandes quantités avec des presses. L’encre d’imprimerie utilisée pour les journaux était plus épaisse, séchait plus rapidement, ce qui faisait que cette encre bavait beaucoup moins. Le Hongrois Laszlo Biro imaginait que ce serait plus pratique si on pouvait également écrire avec cette encre. Mais l’encre d’imprimerie s’avéra trop épaisse pour les stylos à plume. Il concevait alors un stylo dont la pointe contenait une petite bille et sur lequel il montait un réservoir d’encre oblong. Le premier stylo à bille était né. En 1938, le Hongrois déposa un brevet dans son pays natal et il fit la même chose en Argentine où il se réfugerait plus tard ensemble avec son frère. Par contre, il oubliait de déposer un brevet aux Etats-Unis. Puis, un certain Milton Reynolds voyait le stylo dans les magasins en Argentine et décida d’amener le concept aux Etats-Unis, où il créa son entreprise Reynolds International Pen Company. En 1945, le stylo miracle fut lancé sur le marché pour le prix de 12,50 $. Le stylo avait du succès malgré le fait qu’il fuyait et écrivait plutôt mal. Le Français Marcel Bich estimait pouvoir faire mieux et moins cher et conceva un meilleur stylo à bille : le Bic. Ce stylo était vendu pour le prix de seulement 0,29 $ et est toujours en vente aujourd’hui. Le stylo Bic a une tube en plastic avec un petit trou qui fait en sorte que la pression reste constante, ce qui prévient les fuites d’encre. Dans le cours des années, le stylo Bic n’a pratiquement pas changé. Marcel Bich donnait le nom Bic à son invention au lieu de Bich, afin d’éviter que les anglophones le prononceraient ‘bitch’, terme offensant pour les femmes.
Fonctionnement
Un stylo à bille fonctionne à peu près pareil qu’un déodorant roller. Dans la pointe se trouve une petite bille qui est constamment en contact avec l’encre, à l’intérieur du stylo. Quand on écrit, la bille roule dans l’encre et la dépose sur le papier. La construction du stylo empêche que la bille sort de son boîtier.
Sources de ce texte: www.todio.nl
